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RENFORCER L’EUROPE DE LA DÉFENSEGRÂCE À LA PESCO : QUI SE MET À TABLE ? ET QUEL EST LE MENU ?

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Le 13 novembre dernier, 23 Etats-membres de l’Union européenne ont donné le coup d’envoi d’une Coopération Structurée Permanente (CSP) (mieux connu sous son acronyme anglais « PESCO ») dont l’objectif principal n’est pas d’amener à une hausse des dépenses militaires en Union européenne, mais d’améliorer la coordination des pays signataires en termes de politique de défense dans un objectif de dépenses plus efficientes et d’opérationnalisation – notamment en dehors des frontières européennes – plus efficaces. Elvire Fabry, Nicole Koenig et Thomas Pellerin-Carlin, chercheurs à l’Institut Jacques Delors, bien qu’optimistes vis-à-vis de ces avancées, soulignent dans une tribune publiée le 20 octobre dernier, les conditions de réussite de ce renforcement de la défense européenne.

Le moment est venu pour les Européens de prendre en main leur sécurité. Dans son discours sur l’état de l’Union européenne, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a appelé à davantage d’efforts pour disposer d’ici 2025 d’« une Union européenne de la défense opérationnelle ». Dans son discours à La Sorbonne, le président français Emmanuel Macron a également plaidé en faveur d’une « Initiative européenne d’intervention ». Dans la lignée des efforts qu’elles ont engagés conjointement l’an dernier pour coopérer plus étroitement en matière de défense européenne, notamment dans le cadre de la Coopération structurée permanente (PESCO1), la France et l’Allemagne ont un rôle clé à jouer pour aller de l’avant. Alors que les précédentes tentatives visant à lancer une PESCO s’étaient heurtées à la question des critères déterminant les pays qui pouvaient y participer, un accord a désormais été trouvé. Le 19 octobre 2017, le Conseil européen a salué « des progrès notables » et indiqué que la PESCO pourrait être lancée avant la fin de l’année 2017. Il s’agit d’un fusil à un coup pour les États membres car cet accord déterminera le programme de coopération européenne en matière de défense pour les dix prochaines années. Le défi consiste à s’assurer que l’inclusion du plus grand nombre possible d’États membres ne réduit pas le degré d’ambition de la PESCO.

Elvire Fabry, Nicole Koenig et Thomas Pellerin-Carlin partent du constat que l’autonomie stratégique européenne, ambition portée par la CSP, est conditionnée par un effort de mutualisation des ressources et des capacités en matière de défense de la part des Etats signataires (1), ce dernier pouvant être facilité par l’identification de critères d’appartenance à la CSP (2) et le lancement de programmes et de projets communs dont l’ambition et la portée se doivent d’être suffisamment substantiels (3) afin de garantir le succès de la PESCO. Pour lire l’ensemble de la tribune, vous pouvez la télécharger, en version française ou anglaise.

Posted by Pierre Quénéhen, Jacques Delors Institute - Paris

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